mardi 9 janvier 2018

RONAN-JIM SEVELLEC

Ronan-Jim Sévellec  


expose jusqu'au 17 février à la Galerie parisienne Antonine Catzéflis une suite treize de "boites" étonnantes, et surprenantes.
J'avais eu le plaisir de présenter son travail à ARTEUM, musée d'art contemporain, dans le cadre de l'exposition "Mises en boites" en mars/avril 2011 et de connaître l"artiste.
Un être au regard "malicieux", d'une acquitté toute particulière dont atteste la minutie des détails de ses "intérieurs". peut-être plus vrai que nature. Un humour  sous-jacent, un hyperréalisme qui rend difficile toute étiquette, tout classement, si besoin était.
Les images parlent d'elles même, je crois! 

L'atelier de Cornelius Schoonbeke , Nantes. Détail 

Le champ clos des ablutions païennes. Détail
Un incertain reposoir

L'atelier de réflexion
Rapportes moi la fleur qui guérit de  l'absence

Une odeur de sental que ta chair m'a laissée






lundi 11 décembre 2017

Hasard...

 Je ne m'attendais pas à trouver au Musée Hôtel d'Agar de Cavaillon une oeuvre de Richard Baquié.
Certes dans ce lieu dont j'ai déjà parlé (voir article ci après du 12 septembre 2017) , l' art ancien côtoie l'art moderne et contemporain ou encore... l'art océanien.
 Grand masque du moyen Sepik

Y allant pour y voir une remarquable collection de crèches, 

Personnages d'une crèche napolitaine XVIII ème 
le hasard a fait qu'une pièce de Richard Baquié - et nul n'ignore ma passion pour l'oeuvre de cet artiste disparu en 1996 - était accrochée au mur.



L'atelier de Richard Baquié au moment de la réalisation de l'oeuvre  ( photo Yves Gallois)
La phrase, creusée dans une épaisse planche de bois, est la suivante : tout est si vite arrivé  . elle entoure un damier cher à Marcel Duchamp, le chantre du surréalisme.
Mais plus étrange encore, c'est que moi même j'avais découpé au laser cette même phrase mais au présent: tout arrive si vite, dans un tôle d'acier, pour l'exposition de Perspectives (Aix en Provence) "hors du temps" en Novembre 2007 . Je n'avais pas connaissance de cette oeuvre de Richard Baquié au moment où moi même je m'interrogais sur la fuite du temps. C'est promis!Et il me faut m'en remettre au hasard ou à une sorte d'inconscient, notion très floue par essence! 
 Dans le contexte des crèches, l'oeuvre de R. Baquié vient symboliser, aux dires de M. Morand commissaire de l'exposition, la fuite en Egypte. Des photos  du plasticien  Emeric Lhuisset accompagnent  ou plus, "témoignent",  de cette actualité sur les migrants en méditerranée ( ou bien plus loin) qui fuit leur pays en guerre.

Une exposition muséale à voir jusqu'au 4 février 2018




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vendredi 8 décembre 2017

A Lyon nous irons... à la 14 ème biennale d'art contemporain

Mondes flottants, titre générique qui avait tout pour me séduire.
Cette biennale se veut aussi être "une invitation à contempler l'autre côté de la modernité". Celle là même qui se veut être le fil rouge des deux  biennales précédentes  et qui structure notre imaginaire contemporain.
Hans Haache Wide White Flow 2017


Les oeuvres qui se déploient à la Sucrière et avec moins d'ampleur au Mac Lyon, ont souvent des dimensions "exceptionnelles". 
La biennale permet aussi l'émergence d'une création internationale: "une mondialisation galopante générant une constante mobilité et l'accélération de flux" Emma Lavigne (commissaire invitée).
"La biennale explore l'héritage et la portée de "moderne" dans la création actuelle, selon la définition qu'en fit le poète Baudelaire, qui envisage le moderne comme "le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art dans l'autre moitié est est l'éternel et l'immobilité".
Forever Immigrant 2012/2017 (empreinte d'un tampon employé dans l'administration répétée des milliers de fois

Au delà des idées qui prévalent à cette manifestation, les lieux offrent aux artistes sélectionnées, des possibilités d'expression formelle qui vont au delà des normes habituellement rencontrées dans d'autres musées ou galeries (sinon les "White Cub" Newyorkais ou Parisiens). C'est en ce sens que j'ai plaisir à partager quelques images avec mes lecteurs.
Un coup de coeur tout particulier pour Jorinde Voigt



The blue shift, WV 2017-136 to 17                 2017



  Jusqu'au 7 janvier 2017


jeudi 23 novembre 2017

La Maison . Exposition galerie Zola Cité du Livre AIX

Cette exposition remarquable commencée depuis le 30 septembre durera jusqu'au 30 décembre 2017.
Marcello Torreta "Otra vez"
Si je commence par cette annonce calendaire, qui d'habitude clôt  mes articles, c'est parceque je suis à la limite de l'indignation face au peu de communication dont cette exoposition fait l'objet sur Aix-en-Provence. Il est vrai que je ne lis pas "La Provence" qui s'en est peut-être fait l'écho... Cher lecteur,espèrons que "le bouche à oreille" compensera ce déficit comme ce fut le cas pour moi
Piotr Klemensiewiez

Je reprends le dépliant distribué à l'accueil :
En 2016 Gustavo Giacosa a mis en scène avec sa compagnie SIC.12, un spectacle intitulé La Maison.
En 2017 cet artiste polymorphe reprend le thème qu'il décline dans une exposition où il réunit des artistes d'art brut (ce qui n'est pas sans me déplaire) et d'art contemporain (ce qui n'est pas sans me déplaire aussi, tant son choix est pertinent!) de pays et d'horizons différents.
Franco Bellucci
Peintures, sculptures, vidéos dont la plupart font partie de sa collection privée (heureux homme!) sont réunies autour de quatre sections qui interrogent les enjeux symboliques de la maison.
Michel Nedjar

Cette exposition est conçue comme une exploration poétique, un parcours à la découverte d'univers singuliers qui portent sur ce lieu un regard insolite.
Un vingtaine d'artistes des plus remarquables!

Carole Benitah
Stéphane Blanquet (Pythie face aux Signes)

José Benito

Akira Inumaru
Comble de la diffusion "aléatoire" de cette manifestation, le catalogue, fort bien fait n'est qu'en consutation sur place et, après "enquête", en vente à la Librairie Goulard sur le cours Mirabeau!

Noubliez pas : jusqu'au 30 décembre 2017. 

jeudi 19 octobre 2017

Robert DELPIRE

Un article d'Alain Paire paru sur Face book , signalait la disparition de Robert Delpire (le 26 septembre 2017)dont je ne connaissais pas l'existence et bien qu'ayant eu entre les mains les ouvrages "Photo poche" édités à partir de l'année 82 qui ont certainement  contribués à une meilleur connaissance de cet art devenu aujourd'hui présent sur nos cimaises à l'égal des autres médiums de l'art contemporain.
C'est aussi un article de Yasmine Youssi dans Télérama qui ajoute au travail de mémoire précédent et un livre BOTANICA (trouvé par un heureux hasard sur un marché aux puces!) édité -par Robert Delpire, dans la collection Photo Copies par le Centre National de la Photographie dont il a été le 1 er directeur à partir de 1982.
Ce centre est désormais transféré au Musée du Jeu de Paume où je devrai me rendre prochainement et voir l'exposition des photos de l'un des artistes présentés dans ce livre : Albert Renger-Patzsch
Aphelandra spec. 1923


Cragnata lahini 1923

 Et puis pour le plaisir, bien que ce livre en comporte d'autre sur lesquels je reviendrai;
André Martin.
Vie et mort d'un iris 1986

samedi 7 octobre 2017

Wolfgang Laib

Un artiste hors du commun que j'ai plaisir à partager avec mes lecteurs





Des mots simples pour ue oeure immense.

mardi 26 septembre 2017

Jacques TRUPHEMUS

Cet article pour rendre hommage, à ma manière et par cette simple publication,  au peintre Jacques Truphémus disparu le 8 septembre 2017. 
Je ne connaissais cet immense artiste qu' après avoir vu deux expositions l'une en 2005/2006 au Musée Paul Dini de Ville Franche sur Saône, l'autre, plus récemment, dans la prestigieuse galerie Claude Bernard.
Pas de critique, bien sûr, seulement deux textes de Jacques Truphémus:

Autoportrait, 2002 Huile sur toile 130x97 cm
Durant mes études aux Beaux Arts de Lyon, j'ai fait de nombreuses copies au Musée Saint Pierre. Je crois que j'ai beaucoup appris en copiant Corot, Delacroix...La finesse des gris chez l'un, la science des couleurs chez l'autre. De copier la femme au perroquet de Delacroix a été une véritable révélation.
Dans l'acte de copier, dans un musée, une toile qui vous attire particulièrement, à condition de ne pas rechercher une quelconque et stérile imitation, on parvient assez vite à sentir la nécessité qui préside à sa conception, à retrouver la fraîcheur première de l'émotion, s'émerveillant de la justesse des moyens d'expressions.
Le sentiment d'avoir accès à l'intelligence secrète du peintre ... à sa qualité d'âme... C'est une communication intime qui s'établit. C'est surtout une grande leçon d'humilité.
Il y a une forme de réflexion propre au peintre qui ne peut se faire que dans le travail et le pinceau à la main.
L'essentiel ne peut se dire autrement.
 (2005)
Fenêtre en Cévennes, 2003 Huile sur toile 116x81 cm
Les souci matériels sont éliminés. Entre la sensation et l'exécution, je le ressens moi-même avec un grand plaisir, pendant que les choses se font, j'apprécie de voir que je n'ai pas à m'en occuper. Les choses s'inscrivent d'elles-même(...) Il y a des périodes très intenses, et puis quand les choses commencent à devenir plus délicates, j'ai quand même toujours, à la main un chiffon...) , effacer compte autant que déposer sur la toile. Et à certains moments, pour que la toile ne sente pas l'effort, je préfère prendre l'essence, un chiffon, enlever la partie qui me gêne et repartir dans la même fraîcheur.
2002
Le jabot blanc, harmonieorange et ocre
1998 Huile sur toile 90x90 cm

Les docments photographiques sont extraits du catalogue Jacques TRUPHEMUS , un peintre de l'intime paru suite à l'exposition de ses travaux au  musée Paul Dini;du 16/09/2005 au 19/03/2006.

Merci à Alain Paire de m'avoir signalé sur les réseaux sociaux, l'annonce de cette disparition.